Les Français sont désormais 10 millions à avoir opté pour le Plan d’Épargne Retraite, également connu sous l’abréviation PER.
Dans le détail, l’on constate en effet que ce sont les épargnants particuliers qui se sont le plus approprié ce nouveau produit.
Le PER individuel – ou PERIN, souscrit à titre personnel – dépasse en encours et en nombre de détenteurs les deux autres enveloppes, qui ne peuvent être souscrites que par les entreprises à destination de leurs salariés : le PER d’entreprise collectif (ancien PERCO) et le PER d’entreprise obligatoire (ancien contrat article 83).
Avec 55 milliards d’euros d’encours, le PER individuel pèse ainsi pour plus de la moitié de l’encours total des PER.
La gloire de mon PER
Un succès mesuré récemment par le baromètre annuel du Cercle des épargnants, qui montre que deux tiers des Français déclarent désormais connaître ce produit d’épargne, soit 17 % de plus qu’il y a deux ans.
Sixième produit d’épargne préféré des Français selon cette même enquête, le PER répond à leur deuxième préoccupation majeure : préparer leur retraite, dans un contexte où le manque d’argent est, de loin, la principale source d’inquiétude des futurs retraités (79 % des répondants).
Il faut dire que le PER individuel dispose de plusieurs atouts pour vous permettre de préparer sereinement vos vieux jours.
D’abord, il bénéficie actuellement de rendements attractifs sur sa partie garantie en capital. Tout comme en assurance vie, il vous est en effet possible d’investir une partie de votre PER en fonds euros.
Des supports qui ont affiché des rendements supérieurs à 3 % en 2023 sur plusieurs contrats (4.45 % pour Corum PERLife, 4.30 % pour le PER de la France mutualiste, 3.50 % pour celui d’Ampli mutuelle, etc.).
Une arme fiscale et successorale
Deuxième avantage de taille, le PER est un outil de défiscalisation massive. Concrètement, les sommes que vous versez cette année sur cette enveloppe sont déduites de votre revenu imposable de 2024, et donc prises en compte dans votre déclaration d’impôt 2025.
Certes, cet avantage fiscal est plafonné, mais vous avez de la marge ! Cette année, vous pourrez déduire jusqu’à 10 % de votre revenu net de votre assiette fiscale, dans la limite des 35,194 EUR pour les plus hauts revenus – à condition d’avoir versé autant sur votre PER.
Mieux encore, il vous est possible d’utiliser les plafonds non utilisés des quatre années précédentes. Par exemple : vous ouvrez un PER cette année avec un revenu net de 50,000 EUR.
Vous pouvez ainsi retrancher de vos revenus imposables de l’année 10 % de vos revenus, soit 5,000 EUR, mais aussi les 10 % de revenus des trois années précédentes, soit 3 x 5,000 = 15,000 EUR, pour un abattement total de 20,000 EUR sur votre avis d’impôt 2024.
Notons aussi que ces plafonds sont encore plus élevés pour les travailleurs indépendants (TNS), qui peuvent déduire jusqu’à 85,780 EUR cette année, et que si vous n’optez pas pour cet avantage fiscal à l’entrée (sur les versements), vous pouvez en bénéficier à la sortie, via un abattement au moment de récupérer votre pécule en rente ou en capital.
Enfin, le PER est très avantageux en cas de transmission. Le capital transmis à son conjoint ou ses enfants via un PER est en effet totalement exonéré de droits de succession et de fiscalité, y compris pour les plus-values normalement soumises aux prélèvements sociaux.